Enseignement Préscolaire

 

Par le biais du Nid d'enfants, association apolitique et non confessionnelle, des femmes et des hommes ordinaires se mobilisent,  mus par la seule prétention d’agir pour l’accès des enfants d'Afrique subsaharienne à l'éducation préscolaire. 

 

En l'espace de 15 ans, l'inscription à l’enseignement préscolaire a doublé dans cette partie du monde. Mais vu la forte poussée démographique et le fait que l’offre était quasiment inexistante dans la plupart des pays, l’Afrique subsaharienne se maintient encore à des taux extrêmement faibles. Au mieux, 20% des enfants peuvent accéder à cette scolarisation. En Afrique de l’ouest, seuls la Guinée équatoriale, le Ghana et le Cap-Vert ont pu réaliser des efforts notoires pour atteindre ce taux modeste. Le Mali ou le Burkina Faso sont encore à des niveaux de 3 voire 2% d’enfants préscolarisés. Or, Il a été clairement démontré que l’éducation de la petite enfance est essentielle dans les apprentissages futurs (la lecture, le vocabulaire, le calcul, etc.). 

 

Adoptés en 2000, les objectifs du Mouvement « Éducation pour tous » des Nations Unies, ont permis des progrès significatifs. Depuis, des millions d'enfants ont pu accéder à l’éducation, mais 30 millions ne le peuvent encore en Afrique subsaharienne. Les remèdes prescrits pour juguler cette crise majeure en Afrique subsaharienne semblent de surcroît sans effet dans les milieux pauvres, milieux où les enfants sont les plus vulnérables. Cette crise ne pourra être résolue tant que des moyens financiers et humains accrus ne sont pas consacrés à l'éducation en général et particulièrement à son socle,  l'enseignement préscolaire.

 

La prise de conscience est bien réelle pourtant, tant en milieu rural qu’en périphérie urbaine. L'entière disposition des parents à ce que leurs enfants accèdent à l’éducation préscolaire démontre comme jamais auparavant que si une offre accessible existait un grand bond serait réalisé. Pour l’instant elle est principalement privée, donc financièrement accessible qu'à un petit nombre. L’éducation préscolaire est une question primordiale à laquelle il faut impérativement répondre pour un développement humain et une croissance économique durables. Nombre de témoignages l’attestent, de la part de tous les acteurs; des témoignages plus poignants les uns que les autres.

 

Les Nations Unies exhortent fréquemment les pays à engager de manière plus significative d’ici 2030 des politiques et programmes tangibles pour un accès à l'éducation préscolaire et aux soins, tant pour les filles que pour les garçons de milieu social défavorisé.

 

Il est urgent d'agir. Aucune initiative en faveur de cette cause, de la part des États, des associations ou de façon individuelle, des plus ambitieuses aux plus modestes, ne sera jamais de trop. L’on fait grand écho, à juste titre, des conséquences des catastrophes épidémiques, économiques, climatiques, écologiques, mais rarement de celles relatives à l'éducation, moteur véritable du développement. 

Soutien aux élèves du primaire

 

Le projet "soutien aux élèves du primaire" de l’association Nid d’enfants revêt deux formes.

La première consistant à fournir aux élèves défavorisés, avec l'ouverture de centres d'accueil, un cadre décent et des répétiteurs à même de les faire réviser, de leur inculquer une méthode de travail et d’apprentissage adaptée.

La seconde consistant à mobiliser des bénévoles, (parents, étudiants, lycéens) pour tisser autour des enfants une véritable entraide scolaire. Cette Chaine d'Education de Proximité que veut initier le Nid d’enfants pourrait pallier à l'isolement scolaire. Suivi par un bénévole, les enfants en très petits groupes feront leur devoir dans leur quartier en un lieu choisi pour ses commodités. Cette approche réinstaure dans le milieu le concept africain d’une éducation solidaire de l’enfant.

 

Le logement précaire des familles pauvres rend quasiment impossible le travail scolaire des élèves. Pour étudier leurs leçons, faire leurs devoirs de maison, ils ne peuvent s'éclairer qu'au moyen d'une bougie ou d'une lampe-tempête dans un deux-pièces ou un entrer-coucher, unique pièce de vie pour la famille souvent nombreuse. Avec un peu de chance, ils peuvent profiter d’une ampoule dans la cour commune (cour intérieure partagée par plusieurs familles) où le brouhaha est inévitable et incessant. Les conversations s'y mêlant aux bruits du va-et-vient, des ustensiles de cuisine et des postes radio. Sinon la dernière solution est celle d’un réverbère en état de marche dont ils disputeront le faible faisceau à l'étal du boucher ou au fourneau de la vendeuse. Ces scènes sont courantes dans tous les quartiers périphériques des agglomérations d’Afrique subsaharienne.

 

Si l’éducation primaire est dans tous les états obligatoire et officiellement gratuite, sa qualité et les conditions d’accueil des enfants restent encore à beaucoup améliorer. En leur permettant le soir de travailler au calme et à la lumière, en leur offrant un accompagnement adapté, le Nid d’enfants espère pouvoir lutter efficacement contre l'échec scolaire et le décrochage précoce, améliorer le niveau et renforcer la motivation des enfants. Pour être efficient, parents ou tuteurs, dans les deux formes du projet, sont sensibilisés aux enjeux du travail scolaire afin qu’ils puissent au mieux participer à la réussite de leur enfant. 

 

Alphabétisation des filles-mères

 

L’inégalité entre garçons et filles accédant à l’éducation s’est considérablement réduite, mais reste que ces dernières sont les plus nombreuses à interrompre prématurément leur scolarisation quand elles sont de milieu modeste ou pauvre. Lorsque les revenus de la famille déclinent, elles sont les premières à en payer le prix. En raison des préjugés sur la condition féminine et de la persistance de certaines coutumes, plus tôt elles sont exploitées et astreintes au mariage. 

 

Ce sont elles qui souffrent le plus de l’analphabétisation et au regard de la place essentielle de la femme africaine dans le foyer, cet handicap impacte de manière importante les enfants.

 

Le poids des responsabilités qui les accablent, rend difficile le retour des filles-mères et jeunes-mères dans le système éducatif. L’admission à une formation ou un apprentissage se trouve également compromise par le fait de leur analphabétisme.

 

Le Nid d’enfants adhère à la démarche qu’il faille faire évoluer la situation des mères pour le développement de leur enfant sur le plan sanitaire et éducatif. Des programmes d’alphabétisation adaptés leur sont donc spécialement proposés dans les centres d’accueil du Nid d’enfants.

 

 

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